NATIONALE

Mauritanie : des partisans de l’ancien président Aziz demandent à Ghazouani de lui permettre de se faire soigner à l’étranger

Nouakchott – Tawassoul

Des partisans et sympathisants de l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz ont organisé, mercredi, un rassemblement de solidarité sur la place de la Liberté, à Nouakchott, pour demander au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani d’autoriser son prédécesseur à se rendre à l’étranger afin d’y recevoir des soins médicaux.

Les manifestants ont brandi des portraits de l’ancien chef de l’État et des slogans exprimant leur soutien, tout en dénonçant ce qu’ils considèrent comme une dégradation de ses conditions de détention malgré son état de santé.

Plusieurs intervenants ont affirmé que Mohamed Ould Abdel Aziz était victime d’une « injustice systématique » et d’un « acharnement délibéré », soutenant que la justice l’avait blanchi de toutes les accusations liées aux biens publics. Ils ont également dénoncé le silence de la majorité face à ce qu’ils qualifient d’injustice, estimant que celle-ci s’étend à d’autres citoyens opposés à un système de « corruption et de clientélisme ».

L’un des participants a vivement critiqué l’attitude du président Ghazouani envers son prédécesseur, affirmant qu’il était arrivé au pouvoir grâce à son ancien compagnon de route, avant de « se retourner contre lui et de le laisser souffrir de la maladie et de l’emprisonnement », une attitude qu’il a jugée contraire aux valeurs de loyauté.

Le même intervenant a réclamé la libération de Mohamed Ould Abdel Aziz, de Ould Maâyouf et des détenus du mouvement IRA, dénonçant ce qu’il a qualifié de graves atteintes aux droits et aux libertés dans le pays.

Un autre participant a déploré le silence des autorités et de la société face à la situation d’un homme septuagénaire souffrant de plusieurs maladies en détention et privé, selon lui, de son droit aux soins. Il a renouvelé l’appel à autoriser l’ancien président à se rendre à l’étranger pour bénéficier d’une prise en charge médicale spécialisée.

Un autre intervenant a, par ailleurs, adressé une mise en garde à ceux qu’il tient pour responsables des souffrances de l’ancien président, affirmant qu’ils « en paieront lourdement le prix ». Il a ajouté que ses partisans étaient prêts à recevoir sa dépouille et à l’enterrer, mais que ceux qui auraient contribué à sa souffrance devaient mesurer les conséquences de leurs actes.

Une participante a également cité des versets coraniques pour rappeler au président Ghazouani que seul Dieu est éternel, renouvelant son appel à la libération de Mohamed Ould Abdel Aziz et à son transfert à l’étranger pour y recevoir des soins.

Ce rassemblement intervient au lendemain d’une demande formulée par le collectif de défense de l’ancien président, qui a appelé à autoriser son client à se rendre en France pour y recevoir des soins, mettant en garde contre la gravité de son état de santé.

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