La Fondation des oulémas mauritaniens met en garde contre les appels portant atteinte aux relations entre la Mauritanie et le Maroc

Nouakchott – Tawassoul
La Fondation des oulémas mauritaniens a mis en garde contre des appels qu’elle estime contraires à l’unité du monde musulman et susceptibles de nuire aux relations entre la Mauritanie et le Maroc. Elle a exhorté leurs auteurs à respecter les préceptes religieux, les intérêts des deux pays et les impératifs de stabilité.
Dans un communiqué signé par son secrétaire général, Cheikh Ben Saleh, la Fondation réagit à ce qu’elle qualifie de déclarations répétées d’Ahmed ben Abdel Salam al-Raïssouni au sujet de la République islamique de Mauritanie. Elle considère que ces prises de position s’écartent de l’éthique et des règles de conduite attendues des oulémas, ainsi que du domaine de spécialisation de leur auteur.
La Fondation souligne que les relations entre la Mauritanie et le Maroc reposent sur les liens de fraternité et de bon voisinage. Elle rappelle les efforts déployés par les deux pays pour renforcer leur coopération et préserver leurs liens communs, mettant également en avant le rôle des oulémas, des jurisconsultes et des sages dans la consolidation de ces relations, ainsi que l’expérience historique, politique et diplomatique accumulée par les deux États.
Le communiqué rejette les appels fondés sur des interprétations historiques ou religieuses visant à placer la Mauritanie sous la tutelle d’un autre État. Il affirme que, depuis le Ve siècle de l’hégire, le territoire mauritanien n’a relevé d’aucun État musulman autre que celui des Almoravides, mouvement né en Mauritanie avant d’étendre son influence à certaines régions voisines et à Al-Andalus.
La Fondation estime que les appels visant à soumettre la Mauritanie à une autre autorité ne contribuent pas à l’unité du monde musulman, même lorsqu’ils sont justifiés par l’idée de réunir l’ensemble des pays musulmans au sein d’une même entité politique. Elle met en garde contre des initiatives susceptibles de compromettre la stabilité et de porter atteinte à la souveraineté des États.
Elle appelle enfin les auteurs de ces déclarations à respecter les limites fixées par la loi religieuse ainsi que l’intégrité territoriale des États. La Fondation réaffirme son respect pour le Maroc, son roi, son gouvernement et son peuple, tout en soulignant que ce respect ne saurait se faire au détriment de la souveraineté de la République islamique de Mauritanie.
Le communiqué se conclut par une prière pour la protection des deux pays et de l’ensemble des musulmans, ainsi que pour la préservation de la sécurité, de la stabilité et de la prospérité.







