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Visa : la Mauritanie et la Guinée privées du Mondial de minifootball en Croatie

Nouakchott, le 9 octobre 2026 (Tawassoul) – Le manque de visas d’entrée en Europe a empêché la sélection mauritanienne de minifootball des moins de 23 ans de participer à la Coupe du monde de la discipline, prévue en Croatie du 13 au 16 octobre. La sélection avait pourtant effectué une partie de sa préparation au Maroc. Dans le même temps, la Guinée a annoncé le retrait de ses équipes masculine U23 et féminine, également confrontées à des difficultés liées aux procédures de visa.

La Mauritanie figurait parmi les six sélections africaines annoncées pour la compétition masculine U23, aux côtés du Tchad, de la Guinée, du Ghana, de la Libye et de l’Ouganda, selon une publication de la Confédération africaine de minifootball en mai dernier.

Dans le cadre de sa préparation, la délégation mauritanienne avait rejoint Casablanca le 29 septembre pour un stage destiné à renforcer la préparation physique et technique des joueurs, tandis que les démarches consulaires se poursuivaient en vue du déplacement en Croatie. Le départ de la délégation était prévu le 11 octobre, deux jours avant le début de la compétition.

La fédération mauritanienne annonce l’impossibilité de participer

Dans un communiqué publié vendredi, la Fédération mauritanienne de minifootball a annoncé que la sélection ne pourrait finalement pas prendre part à la compétition, faute d’avoir obtenu les visas nécessaires pour entrer dans l’espace européen.

La fédération a indiqué avoir entrepris des démarches en coordination avec le ministère chargé de la Jeunesse, de l’Emploi, des Sports et du Service civique, la Fédération internationale de minifootball, la Confédération africaine de la discipline et la fédération croate organisatrice, afin de permettre à la délégation de voyager.

Le communiqué ne précise toutefois pas les raisons exactes de cette situation. Il ne permet pas non plus de déterminer si les demandes de visa ont fait l’objet de refus officiels ou si les procédures n’ont pas pu aboutir avant la date prévue pour le départ.

La fédération a exprimé ses regrets face à cette absence et annoncé qu’elle poursuivrait ses démarches auprès des parties concernées afin d’éclaircir les circonstances de l’incident et de tirer les enseignements nécessaires pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise.

La Guinée évoque des retards et des délais insuffisants

La Guinée a également annoncé le retrait de ses sélections masculine U23 et féminine de la compétition. Dans une communication publiée le 8 octobre, l’ambassade de Guinée en Espagne a relayé les explications du secrétaire général de la fédération guinéenne de minifootball, André Young Haba.

Selon ce responsable, les démarches pour obtenir les visas croates nécessitaient de passer par le Maroc. La fédération aurait disposé d’environ deux semaines pour organiser le déplacement d’une délégation de plus de 50 personnes, déposer les demandes et attendre leur traitement avant le départ pour la Croatie.

Le responsable guinéen a notamment évoqué les délais restreints et les retards dans le dépôt des dossiers, qui auraient contribué à empêcher la participation des deux sélections, malgré les démarches entreprises auprès du ministère des Sports.

Ces explications apportent un éclairage sur les difficultés rencontrées par certaines délégations africaines, sans toutefois établir que les mêmes facteurs sont à l’origine de l’absence de la Mauritanie. La fédération mauritanienne n’a pas, à ce stade, fourni de précisions comparables sur le traitement de ses demandes.

Un précédent lors du Mondial de 2024

Les difficultés liées aux visas ne sont pas inédites dans les compétitions de minifootball organisées en Croatie. Lors de la Coupe du monde féminine et U23 de 2024, des modifications avaient été apportées à la composition des groupes après que des sélections non européennes n’avaient pas réussi à obtenir leurs visas d’entrée.

Cet épisode avait déjà mis en évidence les obstacles auxquels peuvent être confrontées les délégations venues de pays extérieurs à l’Europe, notamment lorsque les démarches consulaires doivent être effectuées dans un pays tiers et dans des délais limités.

Dans l’attente d’explications plus précises sur le dossier mauritanien, cette nouvelle affaire soulève des questions sur l’anticipation des démarches consulaires, la coordination entre les fédérations nationales et les organisateurs, ainsi que les mécanismes susceptibles de garantir la participation effective des équipes qualifiées aux compétitions internationales.

Les circonstances exactes de l’absence de la Mauritanie et les responsabilités éventuelles restent à éclaircir.

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