NATIONALE

Mauritanie : l’opposition rejette les appels à un troisième mandat et demande une position claire du président

Nouakchott – Tawasoul : Plusieurs forces de l’opposition démocratique mauritanienne ont rejeté mardi les appels en faveur d’un troisième mandat présidentiel, les considérant comme une remise en cause de l’alternance pacifique au pouvoir et une source d’inquiétude pour l’évolution politique et institutionnelle du pays.

Dans une déclaration commune publiée à Nouakchott, les formations signataires ont rappelé que la Constitution fixe la durée du mandat présidentiel à cinq ans, renouvelable une seule fois, en se référant notamment à ses articles 26, 28, 29 et 99. Elles ont demandé l’arrêt de toute campagne ou initiative visant à modifier les dispositions constitutionnelles relatives au mandat présidentiel.

L’opposition a également appelé le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à réaffirmer publiquement son attachement à la Constitution et à l’engagement pris lors de sa prestation de serment concernant la durée et le renouvellement du mandat présidentiel.

Les signataires ont par ailleurs dénoncé ce qu’ils qualifient de recul des libertés publiques et de restrictions de l’activité politique et partisane, demandant notamment la libération des militants politiques détenus, la révision des restrictions imposées à la création et aux activités des partis et la garantie des libertés d’expression, de réunion, d’organisation et de manifestation pacifique.

Cette prise de position intervient alors que se prépare le dialogue politique national lancé à l’initiative du président, auquel plusieurs composantes de l’opposition ont annoncé leur disponibilité à participer. Les signataires estiment que la promotion d’un troisième mandat parallèlement aux préparatifs du dialogue envoie des « messages politiques contradictoires ».

La déclaration a été signée par l’Institution de l’opposition démocratique, le Pôle de l’alternance démocratique 2029, l’Alliance des forces de salut, le Pôle de la coalition de l’opposition démocratique et le Parti de la Justice.

Bouton retour en haut de la page