NATIONALE

Mauritanie : Le député et le maire de Ouadane appellent à réviser la Constitution pour maintenir Ghazouani au pouvoir

Nouakchott – Tawassoul

Le député de Ouadane, Abdou Ould Louleid Ould Weddad, a appelé à une révision de la Constitution mauritanienne permettant au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat actuel. Il a défendu cette proposition lors d’un rassemblement populaire organisé dans la ville, affirmant qu’il ne s’agissait pas, selon lui, de violer la Constitution, mais de l’actualiser afin de permettre à une nouvelle génération d’exprimer ses aspirations et de participer à la définition de l’avenir du pays.

Le parlementaire a estimé que le développement était étroitement lié à la stabilité politique et à la continuité des politiques publiques. Il a ainsi appelé le chef de l’État à poursuivre ce qu’il a qualifié de politique de réforme, de construction et de développement, considérant que la préservation des acquis et la poursuite de l’action engagée constituaient, à ses yeux, des garanties de stabilité.

Le maire de Ouadane a également exprimé son soutien à cette initiative, plaidant pour la poursuite du processus de développement et la préservation des acquis qu’il estime réalisés.

Des appels à un troisième mandat de plus en plus nombreux

Cette prise de position intervient alors que les appels en faveur d’un troisième mandat de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani se multiplient parmi les élus, les cadres et les militants du parti au pouvoir, El Insaf.
Ces derniers invoquent notamment la continuité des politiques publiques et la préservation des acquis pour justifier leur demande. Début octobre, le comité permanent du parti a indiqué que l’examen des moyens de répondre à ces revendications se poursuivrait en temps opportun, dans le respect des procédures politiques et constitutionnelles.

La perspective d’un troisième mandat suscite toutefois des contestations de l’opposition, qui rappelle que l’article 28 de la Constitution limite à deux le nombre de mandats présidentiels.
Fin septembre, plusieurs formations de l’opposition ont demandé au président de réaffirmer publiquement son attachement à ces dispositions et rejeté toute initiative visant à les modifier pour permettre une nouvelle candidature.

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