Ghazouani gracie « Warda » et efface le reliquat de sa condamnation

NOUAKCOTT- Tawassoul : Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a accordé, ce lundi, une grâce présidentielle à Maimouna Ahmed Souleymane, dite « Warda », condamnée définitivement dans une affaire pénale de droit commun. La mesure, prise par décret présidentiel, entraîne la remise du reliquat de sa peine d’emprisonnement ainsi que des amendes, droits et frais de justice.
L’activiste avait été condamnée le 25 août dernier par la chambre criminelle du tribunal de Nouakchott-Ouest à cinq ans de prison, dont trois ans ferme, à la suite de publications sur les réseaux sociaux. La Cour d’appel de Nouakchott a confirmé cette condamnation le 23 septembre. Les poursuites portaient notamment sur des accusations d’incitation à la rébellion armée contre l’État et d’outrage au président de la République.
L’affaire remonte à octobre 2025, lorsque Warda avait été arrêtée à Nouakchott après une publication sur Facebook appelant, selon les sources, à une mobilisation contre ce qu’elle dénonçait comme des discriminations. Elle avait d’abord été placée sous contrôle judiciaire après son passage devant le juge d’instruction, avant d’être ultérieurement incarcérée dans le cadre de la procédure ayant conduit à sa condamnation.
Son avocat avait contesté les fondements des poursuites et affirmé que les propos de sa cliente avaient été déformés par le parquet, tandis que la défense avait également dénoncé les conditions de son placement en détention. Ces positions relèvent des arguments de la défense et ne constituent pas les constatations de la juridiction.







