Le tribalisme :Le vrai combat que la Mauritanie n’a pas encore engagé

En Mauritanie ,la tribu fait partie intégrante du paysage social.Elle accompagne l’individu depuis la naissance,le protège,le relie à une mémoire collective.
Mais lorsque cette structure ancestrale se transforme en instrument de conquête du pouvoir.elle cesse d’être un pilier social et devient un obstacle politique.c’est cela le tribalisme.
Lors de sa dernière tournée au Hodh Charghi. le Président de la République a évoqué ce phénomène . pointant ses effets corrosifs sur la cohésion nationale.Le diagnostic est pertinent .Mais un discours .aussi volontariste soit il .ne change rien tant que les mécanismes qui alimentent le tribalisme demeurent intacts.
Or.tout le monde le sait: La nomination se fait selon l’appartenance tribale plutôt que la compétence.l’accés selectif aux postes stratégiques.la distribution clienteliste des opportunités et la dépendance des politiques aux « grands électeurs » tribaux ne font qu’aggraver ce fléau.
A chaque election.les mêmes scènes se répétent: alliances tribales.mobilisatiin des notables.promesses
ciblées.La tribu devient un instrument electoral .un outil de pression.parfois même une menace indirecte pour quiconque entend s’émanciper de cette logique.Comment parler d’Etat moderne quand le pouvoir se construit encore dans les salons des notables
davantage que dans les urnes?
Le tribalisme n’est pas seulement une pratique retrograde.C’est une menace pour l’unité nationale .un frein au developpement et une injustice permanente pour les jeunes générations.Il enferme chacun dans une identité imposée.limite la mobilité sociale bloque l’émergence d’une véritable méritocratie. En vérité.il prive la Mauritanie de ses meilleurs talents.
Pourtant. la solution existe.Elle commence par une volonté forte celle qui met fin au clientélisme .qui impose la transparence dans les nominations .qui protège les institutions des influences privées et qui garantit l’égalité des citoyens .non pas en fonction de leur lignée .mais de leurs cimpétences.
L’ Etat doit montrer l’exemple et les partis politiques doivent suivre.La société civile .elle.a le devoir de refuser les reflexes qui ont trop longtemps dicté les relations siciales.Car si la tribu restera toujours un espace d’appartenance, le tribalisme,lui, doit devenir un vestige du passé.
La Mauritanie ne pourra construire un avenir stable qu’en passant cette logique, c’est désormais une question de choix:choisir la nation ou la fragmentation, la citoyenneté ou la loyauté aveugle, l’avenir ou le passé.
Et ce choix ; plus que jamais , ne peut plus être reporté.
Moulay Driss Moulay El Hacen







