NATIONALE

Ould Zerrouk accuse le « Paul Bremer mauritanien » d’avoir falsifié la lettre d’Ould Abdel Aziz à Ghazouani

Nouakchott- Tawassoul

L’avocat Abderrahmane Ould Zerrouk a accusé des parties non identifiées d’avoir falsifié une lettre attribuée à l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz et de l’avoir diffusée auprès des médias, dans le but, selon lui, de dénaturer le style et le contenu du message de son client.

Dans un direct diffusé sur sa page Facebook, Ould Zerrouk a affirmé que la lettre originale adressée par l’ancien chef de l’État au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani comptait 15 pages. Il a précisé l’avoir remise personnellement au secrétariat particulier de la présidence de la République, contre un récépissé de dépôt, tandis qu’une version falsifiée aurait été diffusée comme émanant de l’ancien président.

L’avocat a insisté sur le fait que la lettre originale ne comportait aucune demande de clémence ni aucune supplication. Elle retraçait, selon lui, la chronologie des dossiers judiciaires et médicaux de son client, en exposant les faits sans démarche de sollicitation ou d’imploration.

Il a comparé l’auteur présumé de cette falsification à l’ancien administrateur américain en Irak, Paul Bremer, affirmant que le « Paul Bremer mauritanien » avait procédé non pas à la suppression de passages, mais à la falsification du document dans le but de déformer son contenu. Il a rappelé, à cet égard, que Paul Bremer aurait supprimé, selon ses propos, 85 % des lettres de l’ancien président irakien Saddam Hussein.

Abordant l’état de santé de son client, Ould Zerrouk a indiqué qu’un groupe de médecins exerçant dans des établissements hospitaliers publics avait recommandé son transfert à l’étranger pour y recevoir des soins, en raison de plusieurs maladies dont il souffrirait. Il a toutefois affirmé que Mohamed Ould Abdel Aziz n’avait jamais demandé lui-même à être évacué à l’étranger pour des raisons médicales.

L’avocat a également accusé des parties non identifiées d’être à l’origine d’une affection respiratoire thoracique dont souffrirait l’ancien président, évoquant l’utilisation d’un appareil qu’il a comparé à ceux auxquels seraient exposés des détenus palestiniens dans les prisons de l’occupation israélienne. Il a ajouté que ces parties auraient refusé à l’équipe de défense l’accès à cet équipement.

Enfin, Ould Zerrouk a mis en cause plusieurs parties, parmi lesquelles des hommes d’affaires, qu’il accuse d’être à l’origine de l’incarcération de son client et des entraves à son accès aux soins. Il a annoncé la publication prochaine de ce qu’il a présenté comme des mémoires destinés à documenter cette affaire et à identifier, selon ses termes, toutes les personnes impliquées, « pour l’histoire et pour les générations futures ».

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