Abdelmalek Al-Houthi : « Tempête d’Al-Aqsa » a ébranlé « Israël » et l’Occident s’est mobilisé pour le sauver

Sanaa, Tawasoul, 7 octobre 2026 – Le chef du mouvement yéménite Ansar Allah, Abdelmalek Badr Eddine Al-Houthi, a affirmé, dans un discours prononcé à l’occasion du troisième anniversaire de l’opération « Tempête d’Al-Aqsa », que celle-ci avait constitué, selon lui, « la plus grande épopée » de l’histoire de la lutte du peuple palestinien et provoqué une secousse sans précédent au sein de l’entité israélienne, poussant les États-Unis, le Royaume-Uni et plusieurs pays occidentaux à se mobiliser pour la soutenir.
Al-Houthi a accusé Washington d’avoir apporté un soutien militaire et politique massif à Israël durant la guerre à Gaza, estimant que la majorité des pays arabes et musulmans n’avaient pas fourni le soutien nécessaire aux Palestiniens. Il a, en revanche, salué le soutien apporté, selon lui, par l’Iran, le Hezbollah, les factions irakiennes et les forces yéménites, ainsi que la résistance des Palestiniens face aux bombardements et au siège. Il a affirmé que les opérations yéménites de soutien à Gaza s’étaient poursuivies jusqu’à l’annonce du cessez-le-feu.
Sur le front yéménite, le dirigeant d’Ansar Allah a accusé l’Arabie saoudite, les États-Unis et Israël de coopérer contre son mouvement, affirmant que Riyad avait participé à des opérations d’interception et de renseignement liées au conflit et poursuivi, selon lui, sa politique de pression et de blocus contre le Yémen. Il a avancé le chiffre de 1.642 frappes aériennes et tirs de missiles saoudiens au cours des trois derniers mois, depuis la phase de désescalade, et accusé Washington de fournir les avions et les armes utilisés dans la guerre contre le Yémen.
Évoquant enfin les autres fronts régionaux, Al-Houthi a affirmé que les États-Unis et Israël cherchaient à mettre fin au front du Hezbollah au Liban, accusant l’Arabie saoudite de faire pression sur les forces politiques libanaises contre le mouvement chiite. Il a également salué le rôle de l’Iran dans le soutien aux Palestiniens et dans son opposition à Israël et aux États-Unis, estimant par ailleurs que le retrait américain d’Irak constituait l’un des résultats de la résistance irakienne.







