NATIONALEECONOMIE

Mauritanie. «Le prix de la viande est tellement monté qu’il touche le ciel»: la réalité terre-à-terre du Ramadan

Le360 Afrique — Pourtant riche d’un cheptel des plus importants de sa région, la Mauritanie semble éprouver des difficultés à contenir le prix de la viande rouge dans des proportions qui soient à la portée du plus grand nombre de familles, notamment pendant le Ramadan. Faire ses courses au principal foirail de Nouakchott donne un avant-goût des factures salées qui accompagneront la rupture du jeûne.

Les Mauritaniens se targuent de disposer d’un cheptel estimé à plus de 20 millions de têtes pour une population d’à peine 5 millions d’habitants, avec à la clé l’un des ratios bétail/habitants les plus élevés au monde, il n’en demeure pas moins que la viande coûte chère, trop chère même, surtout quand on tient compte du pouvoir d’achat des citoyens.

Et à la veille du mois de Ramadan les prix des viandes de petits ruminants, de bovins ou de camelins ont flambé. Dans certains quartiers de Nouakchott, la viande du mouton a atteint les 400 ouguiyas (environ 10 dollars), celle du bœuf se négocie autour de 270 et celle du chameau autour de 250 ouguiyas.

Des prix très élevés et qui sont inaccessibles pour les familles nombreuses. Cela est particulièrement vrai durant le mois de Ramadan marqué par une hausse généralisée des prix des produits alimentaires, malgré les interventions des pouvoirs publics pour ce qui est de certaines denrées alimentaires (riz, huiles, légumes,…).

Consommateurs et bouchers expliquent cette flambée des prix en convoquant le bétail bien qu’abondant, les diverses taxes et l’esprit de spéculation pendant les périodes sensibles de la vie économique et sociale des mauritaniens, comme le Ramadan.

Bouton retour en haut de la page